samedi 27 mars 2010

Du quadruple au multiple play : la convergence des équipements

La convergence numérique est aujourd'hui une réalité grâce au protocole IP et aux technologies sans fils WIFI et WiMax :

* convergence fixe mobile avec le quadruple play ;
* et précédemment, convergence Internet télévision téléphonie avec le triple play.



Mais ce n'est qu'un début !

Avec un mobile connecté à Internet et une application spécifique, il est également possible de :

* déclencher une alarme ou une caméra de surveillance à distance, si un problème ou un intrus est détecté dans votre logement et appeler automatiquement les secours ;
* mettre en route son électroménager (machine à laver par exemple) ou régler le chauffage de son logement.



Et d'ici quelques années (quelques mois au Japon), nous devrions pouvoir :

* vérifier le contenu de son frigidaire depuis son mobile dans le supermarché ;
* profiter de la télévision dans toutes les situations de mobilité, y compris dans les transports aériens.

Dernière modification le mardi 23 mars 2010 à 18:46:50 par CommentCaMarche
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jeudi 4 février 2010

Comment choisir son prestataire médias sociaux ?

Si vous avez le projet de vous engager sur les médias sociaux, voici un exemple de cahier des charges à personnaliser pour choisir l’agence qui pourra vous accompagner. Il est recommandé de lancer un appel d’offres en sollicitant plusieurs agences, que vous pouvez identifier en vous appuyant par exemple sur ma sélection d’agences 2.0.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, j’attire votre attention sur un point capital. Dans une étude de Waggener Edstrom Worldwide (repérée chez DocNews), j’ai lu avec inquiétude que « plus de la moitié des directeurs de la communication se prononcent en faveur de l’externalisation des fonctions relatives aux nouveaux médias…» S’il est souvent indispensable de se faire accompagner par une agence sur un terrain en perpétuelle ébullition, il est tout aussi important que l’entreprise s’implique à travers ses collaborateurs. Lire à ce sujet mon billet sur la marque 2.0.

stratégie médias sociaux
Exemple de cahier des charges pour sélectionner une agence dans l’accompagnement d’une stratégie 2.0
Contexte général

1. L’entreprise XXX
Historique
Stratégie et objectifs
Pourquoi l’entreprise XXX veut s’engager sur les médias sociaux
2. Le projet
Objectifs
Budget
Type de relation souhaitée : accompagnement court ou long terme
3. Publics et parties prenantes
Typologie des publics cibles
Besoins en information de chaque catégorie de public
4. Contact
Contact principal pour toute question concernant le cahier des charges

Modalités de l’appel d’offres

1. Date d’envoi du cahier des charges
2. Date limite pour poser les questions (préciser le média privilégié : email, téléphone)
3. Date limite d’envoi des réponses
4. Sur la base des réponses, l’entreprise établira une short list de prestataires potentiels, qui seront invités à défendre leur projet. Date de la fin des présentations
5. Date de l’attribution du contrat au prestataire sélectionné
6. Date de lancement du projet

Questions concernant les prestataires
L’entreprise

1. Nom de l’entreprise
2. Nom de la société-mère
3. Structure actionnariale
4. Date de création de l’entreprise
5. Coordonnées (téléphone, fax, URLs)
6. Contact principal (nom, titre, téléphone direct et portable, adresse email)
7. Nombre de collaborateurs
8. Nombre de collaborateurs dédiés aux médias sociaux
9. Principaux clients de l’activité « médias sociaux»
10. Clients actuels de l’activité « médias sociaux»
11. Pourcentage du chiffres d’affaires de l’activité « médias sociaux»
12. Lister 3 références pour l’activité « médias sociaux» : nom de l’entreprise, nom du contact principal de l’entreprise et coordonnées, description de la prestation
13. Liste des conflits potentiels avec les autres clients
14. CV des principaux collaborateurs pressentis pour travailler sur le projet et liens vers leurs profils sur les médias sociaux (Linkedin, Viadeo, Twitter, Facebook…)
15. Liste des partenaires technologiques (avec URLs de leur site Internet)
16. Liste des intervenants extérieurs ou sous-traitants

Généralités

1. Lister tous les services « médias sociaux» fournis
2. Lister les outils, produits ou services propriétaires relatifs aux médias sociaux
3. Lister tout exemple de mix social-payant
4. Lister et fournir des liens vers les principaux médias sociaux utilisés par l’entreprise et ses collaborateurs : blog(s), compte(s) Twitter, page(s) Facebook…

Stratégie

1. Décrire votre stratégie d’entreprise sur les médias sociaux
2. Quelles parties prenantes intégrez-vous naturellement dans une stratégie d’engagement ?
3. Décrire les livrables d’une stratégie d’engagement
4. Quelle est votre approche de la gestion des risques liés aux médias sociaux ?
5. Comment intégrez vous l’existant sites, mini-sites, applications, newsletters dans votre stratégie « médias sociaux» ?
6. Comment assurez-vous la conformité aux exigences juridiques de vos clients ?
7. Décrire votre approche transversale (intégrant les départements marketing, communication, commercial, après-vente). Donner un exemple concret.
8. Quelle est votre approche pour engager une marque traditionnelle dans un vrai dialogue ?
9. Fournir un exemple de stratégie qui a débouché sur une action sur les médias sociaux et les résultats atteints.

Gestion de la réputation et surveillance des médias sociaux

1. Comment surveillez vous l’e-réputation (outils, méthodologie…) ?
2. Quel est votre opinion sur l’automatisation de l’analyse des sentiments ?
3. Quelle technologies utilisez-vous pour vous aider dans votre surveillance des médias sociaux ?
4. Combien de temps en moyenne entre un problème potentiel et l’alerte du client ?
5. Quel volume de citations d’une marque sur les réseaux sociaux avez-vous géré dans le passé (par ex, 2500 / semaine) ?
6. Quel est votre politique qualité pour assurer que les quantités de données générées par la surveillance de l’e-réputation seront traitées efficacement et qu’elles seront représentatives des conversations en ligne ?
7. Détailler votre méthodologie pour gérer les crises en ligne ?
8. Quels sont les services fournis pour la gestion de crise en ligne ?
9. Décrivez la structure et l’équipe de crise (avec CV des collaborateurs impliqués)
10. Comment estimez-vous quelles situations exigent une réponse immédiate ?
11. Décrivez votre approche pour repérer les commentaires et y répondre.
12. Détailler une étude de cas concernant une gestion de crise ou d’e-réputation, ainsi que les résultats et les leçons tirées.
13. Fournir un exemple du format de rapport de surveillance et/ou un lien vers un tableau de bord type

Statistiques et mesure

1. Quelle méthodologie utilisez-vous pour évaluer le succès de vos stratégies clients sur les médias sociaux ? Fournir des exemples précis.
2. Avez-vous développer des outils de mesure propriétaires ? Les avez-vous utilisés pour des clients ?
3. Quelle est votre approche du retour sur investissement (R.O.I.) sur les médias sociaux ?
4. Avez-vous la possibilité de mesurer le coût par lead de vos programmes sur les médias sociaux ? Donner un exemple.
5. Quelles plateformes sociales ne pouvez-vous pas mesurer précisément ?
6. Fournir un exemple de rapport de mesure.
7. Quel pourcentage du budget recommandez-vous d’accorder à la mesure et aux statistiques ?

Formation

1. Fournissez-vous à vos clients un programme de formation aux médias sociaux ?
2. Quel est le format de ces formations (présentations, ateliers, conférences en ligne) ?
3. Quels sont les processus mis en place pour vous assurer que vos collaborateurs sont à la pointe des innovations et des bonnes pratiques sur les médias sociaux ?
4. Comment mesurez-vous l’efficacité de vos formations ?
5. Fournir des témoignages ou des retours d’évaluation des participants aux formations.

Les médias sociaux

1. Quelles sont vos expertises en termes de création, de design et d’animation de communautés ?
2. Décrire votre expérience (exemples à l’appui) sur ces plateformes et usages :

* YouTube, DailyMotion et autres sites de partage vidéo
* Blogs
* Systèmes de gestion de contenu (CMS) et Gestion de la relation client (CRM)
* Newsletters et campagnes d’emailing
* Pages et groupes Facebook
* Applications Facebook
* Autres réseaux et outils sociaux
* Développement d’applications mobiles
* Twitter et autres formes de microblogging
* Sites de partage d’actualités (digg-likes comme Wikio, Fuzz, Scoopeo..)
* Mondes virtuels
* Réalité augmentée
* Partage de photos (ex. Flickr)
* Autres sites de partage de contenus (ex. Scribd, Slideshare, BlogMarks, etc.)
* Wikis
* Forums
* Rencontres dans le monde réel, y compris celles organisées via les médias sociaux (ex. Tweetups)
* Podcasting
* Autres :

Relations avec les influenceurs et les communautés

1. Quelle est votre méthode pour identifier les influenceurs sur les différents médias sociaux ?
2. Comment définissez-vous « l’influence» ?
3. Quelle est votre approche pour prendre contact avec les influenceurs identifés ?
4. Quelle est votre approche et quels sont vos outils pour gérer la relation avec les influenceurs ?
5. Comment avez-vous intégré les influenceurs dans des campagnes traditionnelles de communication et/ou de marketing ?
6. Quelle est votre approche pour initier ou prendre part aux conversations des parties prenantes ?
7. Comment assurez-vous authenticité et transparence quand vous conduisez une opération pour le compte d’un client ?
8. Fournir une étude de cas concernant un projet de création/gestion de communauté

Gestion de projet

1. Comment l’équipe projet est-elle structurée ?
2. Si l’équipe projet est distincte de l’équipe administrative, décrire comment les 2 équipes travaillent ensemble
3. Quel pourcentage de collaborateurs seniors est affecté à vos projets ? Quel est leur rôle ?
4. Quel est votre grille de coût/homme par jour (par fonction)
5. Quels rapports seront envoyés à l’entreprise XXX pour suivre l’avancée du projet ?
6. Quelle est votre méthodologie de projet ?
7. Comment gérez-vous les risques liés au projet ?
8. Proposez-vous un extranet pour la gestion de vos projets clients ?

Ce modèle de cahier des charges reprend très largement et librement le Social Media Request for Proposal (SMRFP) template du Social Media Group. Ils en autorisent l’adaptation sans même citer la source mais c’est la moindre des choses, non ?

samedi 23 janvier 2010

Quelle stratégie Médias Sociaux pour les entreprises B2B ?

Les médias sociaux peuvent être très utiles pour les entreprises en B2B. C’est peut être moins évident que pour les entreprises B2C, mais les chiffres le prouvent : les professionnels du B2B sont l’un des groupes les plus importants à participer sur les médias sociaux. Chaque jour, des millions de professionnels recherchent des informations sur Internet, et vous devez y être présent ! Etre transparent sur votre société et votre activité est très important, les gens veulent savoir qui vous êtes, ils doivent vous faire confiance avant de travailler avec vous.




Si vous avez besoin d’une preuve, regardez l’outil statistiques de votre site web : pour la plupart des sites web business, la page « A propos » est la 2ème page la plus visitée du site. Alors, par ou commencer ?
1. Compléter votre site Internet

Pour commencer, les gens doivent savoir exactement qui vous êtes. Ajoutez les noms, postes, photos et liens vers le profil Linkedin ou Viadeo de tous les salariés
2. Ouvrir un blog sur votre industrie

Ecrire sur votre industrie est certainement le meilleur moyen d’augmenter votre statut d’expert et votre notoriété. Et cela peut en plus vous aider à être dans les premières positions des moteurs de recherche : les blogs sont très bons pour le référencement. Personnellement, j’utilise la plateforme de blog WordPress car c’est tout simplement la meilleure (logiciel open source qui dispose d’une très grande communauté)
3. Définir votre stratégie sur les communautés

N’essayez pas d’être présent sur tous les réseaux sociaux ! Prenez le temps d’étudier ce qu’il se passe sur internet dans votre industrie, et réfléchissez sur ce que vos clients, prospects et partenaires ont besoin. Ce n’est vraiment pas une bonne idée d’être sur les médias sociaux parce que c’est la mode… Vous devez penser à ce que vous voulez accomplir : augmenter les ventes, améliorer le service client, augmenter la fidélité client, améliorer vos connaissances du marché, réduire les couts… ?

Cherchez les différentes communautés, forums, blogs, sites internet, qui parlent de votre industrie, et essayez de voir ou les discussions sont. Si vous trouvez des concurrents, partenaires ou prospects sur Facebook, Twitter, LinkedIn, etc… check si ils ont beaucoup de contacts et une activité importante. C’est le meilleur moyen de décider si ces réseaux ont du potentiel. Si vous ne trouvez pas d’activité, ne perdez pas votre temps ! Facebook, Twitter et les réseaux les plus populaires ne sont pas forcément le meilleur endroit à investir pour votre industrie. Il peut être plus intéressant de chercher une communauté plus petite, moins connue, mais vraiment spécialisé sur votre activité.

Que faire ensuite ? Créer du contenu intéressant, donner le meilleur de vous même, et ne pas hésiter à recommander d’autres partenaires, voir même parler de l’actualité de vos concurrents si c’est intéressant. Les médias sociaux sont là pour partager, ne l’oubliez pas !

vendredi 18 décembre 2009

« Cross selling » chez les opérateurs télécoms: la convergence change la donne


L'Autorité de la Concurrence aime gâcher le Noël des opérateurs télécoms. L'année dernière, c'est France Télécom qui était la victime des foudres de l'autorité dirigée par Bruno Lasserre, avec les mesures d'urgence imposées pour mettre fin à la commercialisation exclusive de l'iPhone d'Apple. Un an plus tard, l'Autorité s'autosaisit d'un dossier chaud mais cette fois-ci c'est pour le plus grand plaisir de France Télécom.

L'Autorité de la Concurrence a annoncé le 15 décembre qu'elle va regarder le dossier du « cross selling » et de ses effets sur les marchés des télécommunications. En fait, c'est Bouygues Telecom et son forfait quadruple-play (téléphonie fixe, internet, TV et mobile) qui sont placés sous examen. En soi, l'offre du troisième opérateur mobile n'est pas un scandale. Elle lui permet d'entrer sur le marché du haut débit fixe, en se démarquant commercialement des offres triple-play classiques de ses concurrents.

Mais cette offre pose un problème concurrentiel que France Télécom n'a pas manqué de soulever. En effet, depuis l'ouverture du secteur à la concurrence en 1998, l'opérateur historique a interdiction non seulement d'adresser une facture unique à ses clients abonnés à ses différents services, mais il ne peut pas non plus croiser ses bases d'abonnés dans le mobile et dans le fixe pour des opérations commerciales.

Cette interdiction faite à France Telecom est facile à comprendre. En tant qu'opérateur reconnu comme dominant - au terme des analyses de marché conduites par l'Arcep - sur le fixe, l'Internet à haut débit et le mobile, France Télécom pourrait facilement restreindre le champ de la concurrence si ses différentes divisions avaient accès aux bases d'abonnés des autres. Les opérateurs alternatifs ont d'ailleurs toujours été très vigilants et ont réagi très rapidement dès que France Télécom essayait de contourner ces règles.

Mais la régulation sur chaque marché mise en place par le gendarme des télécoms a de plus en plus de mal à tenir la route quand les différents marchés sont convergents. Ce qui est aujourd'hui le cas du haut débit et du mobile avec l'offre quadruple-play de Bouygues Telecom. Depuis le lancement du forfait Idéo par ce dernier, France Télécom réclame donc le droit de faire la même chose, et donc une modification de la régulation sectorielle.

France Telecom avance un argument de poids : l'offre de Bouygues Telecoms a modifié la donne sur le marché du haut débit. Selon l'Autorité de la concurrence, la part de marché de l'opérateur mobile dans la croissance du marché ressort ainsi à 17 %. En face, tout le monde a perdu du terrain et, surtout, France Télécom qui a vu sa part de marché tomber à 30 %, alors que son parc d'abonnés haut débit représente 49 % de l'ensemble du marché.

L'Autorité de la Concurrence prend donc les devants pour déterminer le cadre légal de telles offres. Car, France Télécom n'est pas le seul acteur à considérer le quadruple-play comme une arme mortelle. C'est aussi le cas d'Iliad. Ne disposant pas (à ce jour) de licence de téléphonie mobile, la maison mère de Free ne peut pas s'aligner sur l'offre de Bouygues Telecom.

Si Iliad devrait obtenir, en fin de semaine, la quatrième licence, l'ouverture de son réseau ne pourra pas intervenir avant dix-huit mois. Le quadruple-play introduit donc une rupture dans le jeu de la concurrence, surtout si SFR s'aligne sur cette offre, l'opérateur ayant déjà reconnu être prêt à casser le prix de son forfait triple-play pour conserver ses clients désireux de rejoindre Bouygues Telecom.

mardi 15 décembre 2009

«Les agences médias ont été soumises à rude épreuve»

Le directeur général de Havas Media France, Dominique Delport, est l'invité de ce Buzz Média Orange-Le Figaro spécial Cristal Festival (ex-Festival de la Publicité), à Crans Montana (Suisse).



Interrogé sur la chute de plus de 10% du marché publicitaire mondial prévue cette année - un recul encore plus fort qu'attendu -, Dominique Delport concède que «l'année a été épuisante et passionnante. Là où nous avons d'habitude cinq ou six compétitions et remises de budgets en jeu, nous en avons eu cinquante à soixante cette année. Les équipes ont été soumises à rude épreuve dans toutes les agences médias». Cette crise sans précédent pour l'industrie de la communication s'est ressentie dans les travaux présentés au Cristal Festival qui se déroule actuellement à Crans Montana (Suisse). «Dans certains secteurs comme l'automobile, la banque et l'assurance, qui d'habitude sont beaucoup plus riches, la préoccupation des agences et des annonceurs n'était pas de préparer des cas de campagnes pour cette 9e édition du festival», confirme Dominique Delport, juré cette année au Media Cristal. Cette catégorie de la compétition distingue l'innovation d'une stratégie médias d'une marque, son adéquation avec le contenu du message et avec sa cible, mais aussi son efficacité. «Pour autant, le niveau des cas présentés était de bon et, surtout, nous avons décerné de belles récompenses avec, à chaque fois, la participation, le communautaire et l'interactivité comme socle des campagnes. C'est le cas du Grand prix attribué à T Mobile Slovaquie, avec un excellent parti stratégique, une bonne exécution plurimédia et des résultats sur les ventes et le business», poursuit Dominique Delport.

En 2009, Havas Media, comme ses grands concurrents Aegis, Publicis, WPP et Omnicom, a vécu au rythme effréné des compétitions d'achat d'espace. «Nous sommes passés de cinq remises en jeu de budgets par an à cinq par mois ! Les équipes ont donc été soumises à rude épreuve dans les agences médias. Mais, au final, Havas Media s'est très bien défendu. Nous avions tout de même plus de 40% de notre business à défendre. Cela coûte beaucoup d'argent et du temps passé très lourd», insiste le patron de Havas Media France qui a représenté un volume d'activité, selon l'institut Recma, de près de 2,6 milliards d'euros en 2008 avec plus de 800 collaborateurs. «Cette année 2009 s'est aussi bien tenue grâce à notre intégration digitale, relève Dominique Delport. En 2010, il y a un nouveau cap à franchir, celui des contenus et de la data, c'est-à-dire de l'analyse des données et des études.»

Le groupe Havas, qui a fait «le pari d'intégrer le numérique au sein de ses équipes, dès la première ligne commerciale», vient ainsi de lancer Havas Productions. Créée avec le groupe Bolloré, son premier actionnaire qui contrôle la chaîne de la TNT Direct 8, cette société a la vocation de produire des contenus audiovisuels et Internet pour les clients conseillers par les différentes agences médias et créatives - du groupe de communication. «Le fait de maîtriser cet actif là est très important pour les annonceurs, qui développent eux-mêmes de plus en plus des stratégies de points de contact nouvelles et des stratégies de médias privés. Chaque marque va peut-être avoir demain sa Web TV, son magazine en ligne, son site d'e-commerce... Cela nécessite de repenser les contenus. La base, c'est de créer du lien et de l'émotion avec les consommateurs», conclut Dominique Delport, soulignant que «80% des investissements médias restent puissamment concentrés sur les médias traditionnels».

vendredi 20 novembre 2009

Une stratégie médias "à domicile" avec Vincent Peillon

L'eurodéputé PS était le premier participant à l'émission "Politique à domicile" diffusée uniquement sur le Web. Le concept: un dirigeant politique débat avec des anonymes dans leur salon.

Ce fut un débat presque parfait. Vincent Peillon, eurodéputé PS, était le premier invité de l'émission "Politique à domicile" diffusé exclusivement sur Dailymotion. L'idée est simple: une personnalité politique se fait interroger par de simples citoyens à leur domicile.


Politique à domicile, Vincent Peillon par POLITIQUEADOMICILE

Aujourd'hui, le socialiste débattait avec un couple du XIXe arrondissement de Paris: Claire, 32 ans, qui "travaille dans le milieu du théâtre", et son mari Hervé, 37 ans, architecte. Ils étaient accompagné par Loïc, 32 ans, cousin de Claire et professeur des écoles.


Le couple a été retenu, parce que leurs centres d'intérêt (l'Europe, l'éducation...) correspondaient à ceux de l'invité, selon Stéphane Santini, d'Aftermedia, producteur de l'émission, joint par LEXPRESS.fr. Si la production a fixé les thématiques globales, les hôtes étaient libres de leurs questions.

"Nous ne sommes pas dans de la téléréalité"

Car il s'agit bien de discussions politiques. "Nous ne sommes pas dans de la téléréalité" précise d'emblée Stéphane Santini. Différents sujets ont été évoqués comme l'état du PS et la multiplication des ambitions présidentielles: "le sarkozysme a déteint" sur eux, estime Vincent Peillon. Mais l'émission ayant été tournée le 07 novembre, le clash de Dijon avec Ségolène Royal n'a pu être évoquée.

L'eurodéputé a également dénoncé l'importance de la "stratégie médias" en politique. "Aujourd'hui, c'est par l'extérieur, par l'image, qu'on va imposer un leader", déplore-t-il. Et il assure qu'il n'est pas prêt à se mettre "une plume dans les fesses" pour se faire remarquer.

Pour l'instant, la vidéo de l'émission a été vue plus de 16 000 fois. Une belle performance, sans être excellente. "Politique à domicile"devrait revenir tous les mois, mais le nom des prochains invités n'a pas encore été dévoilé. Les émissions pourraient être tournées dans tout le territoire.

Peillon n'est pas prêt à se mettre "une plume dans les fesses"

Aftermedia avait déjà tenté sans succès de vendre un concept similaire à La Chaîne Parlementaire au début de l'année. La chaîne diffuse en revanche depuis la rentrée "J'aimerais vous y voir...", une émission où un député vit deux jours aux côtés d'un citoyen.

Un politique au domicile de quidams, ce n'est pas nouveau. Quand il était chef de l'Etat, Valéry Giscard d'Estaing, aimait aller dîner chez des particuliers comme les Demagny, des Yvelines, en mars 1975. Une différence cependant: les caméras n'étaient pas conviées pendant la rencontre, mais après.